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Vous avez acheté notre topoguide Rando (édition 2014), dans lequel nous avons opté pour vous guider au "pas à pas" ; mais pour marcher en apprenant, voici quelques aspects historiques, patrimoniaux ou autres de nos paysages tout au long de ces circuits. Bonne découverte à tous !

 

Circuit 1, "entre estauaire et océan"...

La pointe du Halguen

L'embouchure de la Vilaine est dominée par la pointe du Halguen. Peut-être y apercevrez-vous les phares du Four et des Cardinaux. Portez votre regard vers le Nord et Pen Lann, base de défense fortifiée dans des époques reculées, vous renverra l'image du soleil couchant sur l’estuaire.

Les soldats allemands ont installé sur cet endroit stratégique un vaste pôle de fortifications composé notamment de 17 blockhaus dont la majorité subsiste encore aujourd'hui. Un certain nombre de ces ouvrages fortifiés se trouvent actuellement sur des propriétés privées.

 

L’estuaire de la Vilaine

Lieu de rencontre entre les eaux douces de la Vilaine et les eaux salées de l’Atlantique, l’estuaire de la Vilaine constitue un milieu fragile et très riche. L’écosystème estuarien, qui possède une faune et une flore importantes et diversifiées, est en effet réputé pour ses concentrations d'oiseaux d'eau. Les sables sont présents dans l’estuaire depuis environ 8 000 ans, et la construction du barrage d’Arzal, dans les années 1970, a accentué de façon importante l’envasement.

La Vilaine prend sa source à Juvigné, en Mayenne. C’est le fleuve côtier le plus important de Bretagne (225 km de long), caractérisé par la présence du barrage d’Arzal (construction achevée en 1970) en amont de l’embouchure. La forme la plus ancienne de son nom lui a été donnée par Grégoire de Tours, au VIème siècle : « VICENONIA » nom emprunté au gaulois. Le fleuve se serait donc appelé du nom d’une déesse qui le protégeait ou le personnifiait, nommée « la victorieuse » ou « la combattante ». Le terme évolua en « Visnogne », « Visnègne » puis « Vislaine », d’où aujourd’hui « LA VILAINE ».

 

 Plage de la Source

La plage de la Source se situe dans la même anse que la Mine d’Or, au Nord. Très aimée des baigneurs (poste SNSM en été), elle fait aussi le régal des parapentistes puisque le  seul site de décollage en parapente du Morbihan se situe juste à côté, sur la plage du Lomer! Vous pourrez également admirer, dans la partie nord de la falaise, l’ancienne bordure d’une vallée fossile, témoin du passage d’un ancien fleuve sur le site.

 

La pêcherie du Loguy ou Logui

Dotée d'une structure particulière faite d'un double alignement de pierres dressées, le site de la pêcherie du Loguy a été survolé en 2008 révélant « un barrage joignant deux avancées rocheuses et fermant une anse très propice au piégeage des poissons. » Elle est située près de deux ateliers de briquetage construits pendant l'Age de Fer (Cofreneau notamment) et daterait donc de cette période.

 

Sites à sel au Cofreneau

Trois techniques sont utilisées pour fabriquer du sel : cristallisation des matières premières, sel gemme et récolte par évaporation solaire. Cependant, il semble que les hommes de l’Age du fer aient utilisé le briquetage afin d'obtenir des pains de sel. Des traces de ces installations ont été retrouvées sur les sites du Cofreneau et du Maresclé et qui dateraient de l’Age de Fer.

 

 

Circuit 2, "Autour de Tréhiguier"...

Le port de Tréhiguier et la mytiliculture

Le port de Tréhiguier est le foyer de la mytiliculture et de la pêche à Pénestin. Les bouchots apparurent en 1879 à Pénestin, mais l’envasement de l’embouchure du fleuve fit disparaître les bouchots des bords de Vilaine, les poussant à l’extérieur de l’estuaire. Au 20e Siècle, Tréhiguier était le centre des activités mytilicoles, où les tracteurs et les chalands fourmillaient. Mais ce quartier reste traditionnellement le lieu d’habitation de la grande majorité des mytiliculteurs. L'origine du nom Tréhiguier pourrait provenir du fait qu'un bac permettait le passage d'une rive à l'autre. En effet, ce nom viendrait de l'association: treuz = traversée + guer = fleuve, rivière.

Le phare de Tréhiguier

Construit en 1881 et mis en service l’année suivante, le phare de Tréhiguier était un phare d’alignement qui servait, avec le phare du Scale, à indiquer le chemin à suivre par les navigateurs à travers la Vilaine. Il cessa de fonctionner en 1989, suite à la construction du barrage d’Arzal, en amont du fleuve, qui accentua l’envasement de l’estuaire et déplaça le chenal de navigation. Depuis 1995, il abrite la Maison de la Mytiliculture, un musée sur la culture des moules de bouchot.

L’ancienne chapelle

La chapelle Saint-Yves fut bénite en 1783, puis vendue à la Révolution. Elle abrite aujourd’hui la poissonnerie de Tréhiguier, où population locale et touristes viennent acheter leurs poissons, et bien sûr les fameuses moules de bouchot de Pénestin.

La Pierre Blanche

En vous éloignant un peu du chemin de randonnée, vous pourrez apercevoir le menhir dit « La Pierre Blanche » situé à la pointe du Scal en bordure de Vilaine, près de Tréhiguier. Haut de près de 4 mètres, il est entièrement réalisé en quartz blanc. A quelques mètres gît une table de couverture en granite, vestige architectural de la présence d’une structure funéraire (dolmen).

Le Manoir de Tréhiguier

Cette bâtisse se situe sur le port de Tréhiguier, à côté de l’ancienne chapelle. Ce modèle, typique du 17e Siècle, est très répandu en Bretagne et surtout en Basse Bretagne.

Circuit 3, "A travers champs"...

Marais du Branzais

Situé à proximité Est du bourg du Pénestin, le marais du Branzais est un marais maritime, d’une superficie de 38 ha, inclus dans le complexe des zones humides arrière-dunaire du sud de l’estuaire de la Vilaine, allant de Tréhiguier au Marais du Ménard.

Jadis partagé en deux usages, les zones en eau étaient orientées vers la production de sel et les zones en herbe vers le pâturage bovin ou la fauche. Le pâturage concernait toutes les parcelles non inondées situées en moitié sud, tandis que la fauche concernait les parcelles, alternativement inondées et exondées selon les saisons, situées entre le cours d’eau du Branzais et le versant Est du site.

Les fours

A Pénestin, ils gardent le caractère des fours de la côte sud de Bretagne : dôme de terre, gueule profonde en granit, renvoi-fumée, mais n’ont pas su ou voulu garder les corniches, les trous de ventilation, et les niches. Les fours étaient généralement financés à l’époque par deux ou trois habitants, mais servaient à l’ensemble de la population une fois construits.

Sur les chemins vicinaux

Dès la deuxième moitié du XIXème siècle, la commune lance un programme de réfection des chemins ruraux et départementaux  chemin du port de Tréhiguier à Assérac (859), chemins du bourg, chemin du bourg au Haut Pénestin (1860), de Tréhiguier à Camoël (1862). En 1878, de l'avis même du conseil municipal « les chemins de la commune se trouvent dans un état d'insuffisance et d'infériorité regrettable. »

La passerelle

Réalisée en 2010 par la mairie de Pénestin, cette passerelle relie le bourg de Pénestin au sentier de randonnée. Elle permet notamment d’arpenter une zone humide, les pieds au sec. En l’empruntant, vous pourrez profiter de la faune et la flore typique des milieux humides.

 

Circuit 4, "Le Circuit des marais"...

 

Marais de Kerfalher

Il s’agit d’une vaste zone humide, plane, parcourue de canaux, de haies et de roselières. C’est une zone peu accessible, essentiellement fréquentée par les chasseurs de gibier d’eau et les agriculteurs, en fonction des saisons. En hiver, cette vaste étendue humide accueille essentiellement des oiseaux d’eau (au sens large du terme) : Bécassine des marais, Mouette rieuse, Vanneau huppé, Grande Aigrette, Héron cendré, Bergeronnette des ruisseaux, etc.

Au printemps, les terrains étant plus secs, on trouve moins d’oiseaux d’eau même si le Héron cendré ou le Canard colvert sont encore bien présents. En revanche, des espèces « bocagères » sont notées : Tourterelle des bois, Coucou gris, Buse variable, Fauvette à tête noire, etc. L’avifaune du site dépend donc largement des niveaux d’eau de l’étier. Le sentier longeant le marais n’est accessible qu’en période sèche, ou alors avec un équipement adéquat.

Marais du Lesté

De part et d’autre de la route de l’Espernel, ce site offre à l’avifaune des milieux variés et complémentaires : au sud, les vasières littorales de la baie de Pont-Mahé, découvertes à marée basse ; au nord, les prairies inondables entrecoupées de haies que surplombe le Lesté. Il est fréquent de voir des groupes d’oiseaux (Courlis cendrés, Tadornes de Belon, Goélands argentés) passer de l’un à l’autre en fonction de l’heure de la journée et du rythme des marées. Il s’agit là d’un ensemble fonctionnel de grand intérêt pour les oiseaux d’eau : Canards, Bécassine des marais, Aigrette garzette, Courlis cendré, Vanneau huppé, Barge à queue noire, Chevalier gambette, etc. Vous verrez également en hiver la Bennache qui retourne vers les steppes de Sibérie en été.

Hormis les zones humides, le site comporte également une lande où alternent buissons, arbustes et pelouses. On y trouve de nombreuses espèces de passereaux dont le Tarier pâtre et le Traquet motteux, espèces caractéristiques de ces milieux ouverts arrière-littoraux. 

Les moulins

Il existait à l’origine sept moulins sur le territoire de Pénestin. Deux d’entre eux ont été détruits. On retrouve ainsi à l’heure actuelle sur la commune : le Moulin du bas du bourg ou de Trégorvel, le Moulin du haut du bourg dit moulin de la Couleuvre, le Moulin du Clido dit Ker Joyeux, le Moulin du Pradun dit moulin David et le Moulin de Kerséguin. Il s’agit exclusivement de moulins à vent. En Occident, les premières mentions de moulin à vent à arbre horizontal sont normandes (1180), flamandes (1183) et anglaises (1185), toutes de la fin du XIIè siècle.

 

Circuit 5, "La Mine d'Or notre Far West"...

 

Plage de la Mine d’Or

La plage de la Mine d’Or est remarquable à plusieurs égards. Outre le paysage fascinant qu’elle constitue, renforcé chaque soir dans la nuance des teintes qu’offre le soleil couchant, le site doit son nom à la présence d’or découvert fin XIXe, parmi les micaschistes, dans l’argile ocre de la falaise. Une mine y avait ainsi été ouverte. Cette activité, peu rentable, s’arrêta lors de la première Guerre Mondiale.

Aujourd’hui, la plage de la Mine d’Or est un site géologique classé, unique en Europe. Véritable joyau de la nature, la falaise n’a cessé de fasciner les scientifiques depuis plusieurs générations… Les formations qui affleurent dans la falaise nous racontent en effet une histoire passionnante, et surprenante. Une plaquette géologique est en vente à l’Office de Tourisme de Pénestin.

Les Demoiselles

Face à la falaise, deux rochers se dressent en face de la descente officielle de la Mine d’Or. Ces deux roches ont été jadis au nombre de trois (l’érosion ayant eu raison de la dernière) et se sont appelées les trois Demoiselle en souvenir (légende ou réalité) d’une noyade tragique.

Les puits et fontaines

Les puits constituent des lieux importants des villages où l’on puisait l’eau pour les usages du quotidien et pour les animaux, ce sont aussi des lieux de sociabilité où s’échangeaient les dernières nouvelles. La plupart des puits ont été rénovés en 2003 dans le cadre de « chantiers nature » en utilisant les techniques de l’époque.

Loscolo

Le nom de Loscolo pourrait venir de l’adjectif breton « Losk » qui signifie "brûlé" ou "état d'une chose qui brûle" au sens de feu fixe. En effet, on chuchote que de cette plage étaient allumés des feux plein de traîtrises qui déroutaient les bateaux et les faisaient échouer sur les rochers. Les « naufrageurs » s’affairaient alors pour les dépouiller.

 

 Circuit 6, "Cap sur le Bile !"...

 

La Pointe du Bile

Face à l’île d’Aloès et de l’île à Bacchus se situe la pointe du Bile. Haut-lieu de la mytiliculture Pénestinoise, le panorama est grandiose, avec une vue imprenable sur les bouchots à marée basse. L’endroit est idéal pour la pêche à pied. Par fort coefficient, vous pouvez vous rendre sur l’île à Bacchus, juste en face. Cette dernière constitue une réserve ornithologique et il est donc interdit d’aller au-delà de la plage. Attention à la marée, de nombreuses personnes se sont déjà retrouvées bloquées sur l’île.

Côtes à falaise et érosion

La mobilité des dunes, des estuaires et du trait de côte est naturelle. Elle résulte de l'action combinée des vagues, du vent, des courants et des flores fixatrices des sédiments là où elles existent. Sur la côte Pénestinoise, une grande partie du littoral est constituée de falaises, un type de côte qui ne peut que reculer (à la différence des côtes basses).

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le premier agent d’érosion de la falaise ne vient pas de l’océan (houles, courants), mais des eaux de ruissellement (précipitations). La végétation, grâce aux systèmes racinaires, permet de fixer les sédiments composants la falaise et d’absorber les eaux de pluie. Pensez donc à bien rester sur le sentier et ne pas piétiner les végétaux, facteur de stabilité de la falaise.

 

Circuit 7, sentier côtier...

 

Long de 25 km, ce sentier vous permettra de découvrir une partie du littoral de Pénestin et la diversité de ses paysages.

Vous passez devant le manoir de Brambert, ancienne résidence des notaires du prieuré de Pénestin construit au XVème siècle et remanié au XVIIIème siècle.

Près du petit pont du Lienne, construit sans doute sous l’époque gallo-romaine, vous apercevrez les anciens marais salants du Men Ar Mor dont l’exploitation avec ceux du Branzais constituait, l’une des principales ressources de la commune jusqu’à la fin du XIXème siècle. Transformés en bassins d’affinage des huîtres en 1932, ils sont depuis laissés à l’abandon.

Vous quittez Men Ar Zein (pierre de la défense) et entrez sur le territoire dont les noms ont des consonances latines, le Castilly, Camaret ; leur coexistence avec les sites plus bretonnants nos rappelle ces vieux combats entre « Vénètes » et Romains ». Les seconds l’ont emporté.

Votre marche va maintenant vous conduire à l’anse de Camaret, autrefois lieu de pêche des mulets et des huîtres. Ici le paysage change, la campagne se fait plus rude. Plus loin le Halguen où au XVIIIème siècle, une batterie de canons a été élevée pour protéger avec le fort de l’île Dumet l’entrée de la Vilaine menacée par une descente des Anglais. Pendant la seconde guerre mondiale, le Halguen a été intégré dans le dispositif de défense allemand.

Avant de quitter la rivire rouge Visnonia (nom donné à la Vilaine par les Romains) portez votre regard sur l’autre rive et vous voyez Pen Lan (commune de BIlliers).

Vos venez de quitter le Halguen. Dans le bois de sapins qui est sur votre gauche un dolmen est enfoui sous les broussailles. Sur deux mètres de longueur, un amas de bigorneaux prouve que nous ne sommes pas les premiers à apprécier les coquillages de la région !

La falaise de la Mine d’Or vient d’être datée d’environ 650 000 ans. Dans les sables jaunes et rouges ont été retrouvés plusieurs anciens outils très rudimentaires attestant de la présence des premiers hommes sur notre sol.

Dès 1850, plusieurs demandes d’exploitation sont déposées  notamment par les frères Wellington et par la société civile de Pénestin constituée légalement à Paris en 1859. Contrairement à une idée reçue, l’or nest pas dans la falaise mais dans le sable. Sa densité serait de 3 grammes à la tonne de sable.

Au milieu de cette magnifique baie, s’écoule une petite source qui autrefois alimentait un lavoir où nos grands-mères venaient laver leur linge.

Deux rochers montent la garde en face de la descente de la Mine d’Or, ces deux roches ont été jadis au nombre de trois et sont appelées les Trois Demoiselles en souvenir de la noyade tragique de trois jeunes femmes.

Continuons notre voyage vers le sud de nos côtes. Nous découvrons le petit port de Poudrantais ou Poudrantay dédié depuis une trentaine d’années à la plaisance.

Bien avant tout cela, Poudrantais ou Poulanté fut l’endroit privilégié d’une sorte de « jet »society » à connotation artistique ou sportive (le graveur Laboureur et le coureur cycliste Petit Breton y avaient élu domicile.)

Le périple débouche sur l’anse de Maresclé. Là quelques vestiges de fours à augets (destinés à la récupération du sel de mer) ont été découverts. La baie permet de découvrir à basse mer les bouchots à moules et l’île de Bel Air (réserve ornithologique). Cette traversée de plage débouchera sur l’allée des Courlis et la pointe de Loscolo.

Sur cette pointe de Loscolo, un ancien corps de garde puis poste de douane a été transformé en maison. Après la plage de Loscolo, la côte se découpe offrant aux regards un paysage chaotique où se mèlent falaises et sables granitique s et petites criques de sable fin. Dans le lointain, on aperçoit les côtes de Mesquer et de Piriac.

Nous voici au terme du voyage, la pointe du Bile autrefois réserve huîtrière et lieu d’élevage des huîtres, à partir de laquelle vous apercevez les îles Aloès et Bacchus qui marquent l’entrée de la baie de Pont Mahé.

« La Douanière d'Automne,après l'effort le réconfort »

Rendez-vous sur le port début novembre - 7, 13 ou 17 km de randonnée encadrée sur le sentier des douaniers - deux ravitaillements - une vue panoramique - un coucher de soleil mémorable, le tout dans un bol d'air iodé, agrémenté d'un vin chaud au coin d'une cheminée et d'une ambiance très conviviale autour d'un pot au feu en fin de soirée.

Paysages et lumières inoubliables ; nuit de sommeil bien méritée…